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Faire garder bébé

Au cours de ma grossesse, on m’a souvent demandé qui allait garder bébé.

Ben moi.

Enfin moi, dans un premier temps. On verra après.

Eh bien apparemment non, on ne voit pas « après ». Il faut s’y pencher « avant ». Alors ce n’est pas sans anxiété que je me suis penchée de près sur le sujet.

À qui allais-je bien pouvoir confier la prunelle de mes yeux, ce petit trésor que je n’avais même pas encore tenu dans mes bras et pour lequel il fallait déjà que je réfléchisse à un mode de garde ?


Mes idées reçues allaient si bon train :

-les crèches, c’est bien connu, grouillent tellement d’enfants qu’on n’est pas sûrs que les nôtres y soient bien traités ;

- le nombre d’enfants étant limité chez les assistantes maternelles, ceux-ci sont empêchés de se socialiser ;

Je ne sais pas vraiment d’où je sortais ces généralités non vérifiées, qui aujourd’hui me font m’excuser auprès des professionnelles de la petite enfance : vous faites un boulot formidable avec les tout petits, quelle que soit la structure dans laquelle vous exercez ! Ce n’est pas le lieu qui fait la qualité du service, mais la personne : sa disponibilité, son écoute, sa patience, sa passion.


Notre parcours

J’ai repris le travail alors que ma douce T. n’avait que 5 mois et demi. J’avais pris la décision, avec Super Papa, de me mettre à mi-temps. Je voulais absolument profiter de mon bébé que j’attendais tant depuis longtemps, et j’avais à cœur de poursuivre cet allaitement qui avait connu des débuts incertains.

Il faut bien dire que quand on est prof et qu’on dépose son propre enfant pour aller s’occuper des enfants des autres, c’est pour le moins ... bizarre et non naturel dans les premiers temps.

Je ne voyais personne d’autre que ma propre maman pour garder ma fille. Par chance, elle a exercé en tant qu’assistante maternelle quelques années auparavant, ce qui m’a encore plus confortée dans mon choix. Super Papa étant d’accord, les dés étaient jetés.

Extrêmement exigeante, j’ai rédigé à son attention un projet de garde à suivre : de nos fonctionnements logistiques à nos souhaits éducatifs, j’ai détaillé ce qu’on attendait de la garde et ce qu’on voulait pour notre douce T. J’ai même ajouté une petite partie psycho sur les besoins du nourrisson.

Maman l’a lu, discuté, accepté. J’étais si rassurée de savoir que mon bébé allait être bien traité. Et voilà une raison de plus qui me prouve que ma mère est géniale !


Aujourd’hui, douce T. a 15 mois. Elle est désormais en recherche de compagnie, ce qui est tout à fait dans l’ordre des choses. Il est temps de passer à la garde en collectivité.

Assez naturellement, j’avais envie que ma fille fréquente une MAM : Maison d’Assistants Maternels. J’en avais entendu parler en bien : petite collectivité, parfait pour la socialisation du jeune enfant, le nombre maximum de bambins par « tatie » est limité, ce qui facilite l’écoute des besoins des tout-petits. Pile le type de structure qu’il nous fallait ! Je me suis renseignée en mairie, avec la liste des MAM sur la commune, et ai également pris des informations en faisant fonctionner le bouche à oreille, à la recherche de ce qui se faisait de mieux.

Soyons clairs, le « ce qui se fait de mieux » ne veut pas dire grand-chose : cela dépend tellement de ce que l’on souhaite pour son enfant !


Notre démarche sélective

Nous en avons sélectionné deux à partir de leur page Facebook (Si si !) : lieux accueillants, propreté, activités, et surtout, surtout, ce qui a fait pencher la balance pour ma part, était de lire les articles partagés, prônant l’éducation positive et la bienveillance !

Les critères principaux lors des visites ont été les suivants : avant toute chose, il était primordial que bébé se sente bien dans la structure. Ensuite, nous avons apprécié d’autres qualités : que le lait maternel soit accepté, ainsi que les couches lavables mi-temps accepté, feeling avec l’assistante maternelle.

La première MAM visitée était vraiment très bien. La sécurité était là, l’accueil a été agréable, les il y avait même affichés au mur des petites phrases bienveillantes, l’air de dire « Ici, on est positif, on respecte l’enfant ». Bref, tout pour plaire.

La seconde a été un véritable coup de cœur, aussi bien pour douce T. que pour nous parents. Elle s’y sentait à l’aise, passait son temps à rigoler, se déplacer, jouer. Pour nous c’était évident qu’il nous fallait cette MAM ! On a craqué pour la « tatie », les pièces claires et lumineuses, les projets de sortie, l’aménagement des espaces, les petits lits type Montessori, et ... et ... et ... le repas cuisiné sur place chaque jour pour les bambins !

Pour ma part, au moment même où j’ai vu ma douce T. déambuler tout sourire dans cette seconde MAM, j’ai su que c’était à cet endroit, à cette assistante maternelle que je voulais la confier à la rentrée. C’est le bien-être de ma fille qui a fait pencher la balance entre les deux structures visitées, et je suis satisfaite que ce soit la raison de notre choix définitif, et pas le prix, ou la proximité, ou autre chose encore, non porté sur les ressentis de l’enfant.



D’ici environ deux mois débutera pour ma T. l’aventure en collectivité. J’imagine déjà ses journées remplies de belles activités, de partages de jouets, de gestion de frustrations, de jolies comptines et chansons ; et j’imagine également nos retrouvailles au soir : les câlins réconfortants, la tétée , les petits genoux écorchés que je m’empresserai d’embrasser, etc.

A cet instant, je suis très clairement sereine face à notre décision de changer le mode de garde de notre fille : je suis sans appréhension.

Qu’on se le dise, faire garder la prunelle de ses yeux par un inconnu est terrifiant : et si on ne s’occupait pas d’elle ? Et si on ne l’écoutait pas ? Et si elle n’est pas comprise lorsqu’elle communiquera par signe ? Mais c’étaient des questions que je me posais avant. Je sais qu’on s’occupera d’elle, qu’elle sera prise en compte, elle, ses émotions, sa personne. Et ce parce que la MAM choisie nous a donné confiance, et envie d’y inscrire notre enfant.



Mes avis et conseils :


-Toutes les structures se valent, et j’ai la conviction qu’il faut que le courant passe d’emblée, pour être rassuré, voire même tranquille en confiant l’enfant


-Nul besoin de s’y prendre 1 an à l’avance pour réserver une place. Pour notre petite histoire, nous avons commencé à chercher en février/mars, pris des rendez-vous en mai, et avons donné réponse en juin, pour août. Il s’agit là de notre expérience, à la Réunion.


-2 MAM visitées nous ont suffit. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de courir à droite à gauche pour en voir plusieurs. Une présélection peut suffire sur critères importants à vos yeux. Par contre, il peut être très intéressant de visiter les différentes structures pour ceux qui n’arrivent pas à choisir, ou même se rendre compte des différences : crèches, micro-crèches, MAM, chez une assistante maternelle.


-Projet de garde ou pas projet de garde ? C’était pour moi une nécessité au début (je me rends compte que ce projet m’a aidée à me positionner en tant que mère, et également de mettre à plat nos souhaits avec Super Papa pour notre enfant), mais plus maintenant car non seulement je n’ose pas, mais surtout je n’en ressens plus le besoin. J’ai appris à faire confiance.



Au final, ce n’était pas compliqué pour nous de trouver chaussure à notre pied. Il a juste fallu que je baisse les exigences que j’avais au départ. Que dis-je ? Que je lâche un peu la grappe en prenant conscience que :

1, mon bébé n’est pas en sucre

2, d’autres personnes que moi sont capables de prendre soin de ma fille

3, lui laisser un peu d’air ne fait pas de moi une mauvaise mère

Je travaille le jeudi et le vendredi, et je passe le reste du temps avec mon enfant. C’est un choix, mais c’est aussi une chance. La chance d’être avec ma fille, de passer avec elle des moments formidables, de la voir grandir, de l’aider à grandir, de près comme de loin. Parce qu’après tout, même si je nous sens prête toutes les deux à passer ce cap, il n’en reste pas moins que je suis une maman poule, qui couve, protège, et qui souhaite le faire le plus longtemps possible.


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