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Allaitement : clap de fin !

Il m’a fallu 4 semaines pour parvenir à écrire sur le sujet de notre fin d’allaitement.


J’ai écrit un premier article. Je l’ai perdu (impossible de retrouver où je l’ai enregistré).

J’en ai écrit un second, je n’en ai pas fait la sauvegarde. Il a fallu d’une mauvaise manip’, et je l’ai perdu entièrement.


Vous me connaissez, j’y ai vu le signe que ce n’était pas le moment.


Aujourd’hui, je me suis levée en me disant que désormais, je pouvais en parler.

Aujourd’hui, je comprends pourquoi il y a eu 2 loupés.


Les premiers articles étaient à l’image de mes ressentis : sens dessus-dessous. J’étais partagée entre le contentement de me sentir plus libre, et l’envie de poursuivre alors même que le sevrage se mettait en place. La lecture de chacun durait environ 10mn, c’est vous dire !

Un article moyen sur mon blog dure 3 mn à la lecture…


Maintenant que c’est plus clair pour moi, voilà comment ça s’est passé.



Mise en garde : si tu viens ici lire comment sevrer son enfant, tu es au mauvais endroit. Je suis pour l’allaitement, je n’encourage pas les mères à arrêter d’allaiter. Pas d’argument anti-allaitement, pas d’incitation au sevrage. Ce que je ferai, c’est partager notre expérience de fin d’allaitement, te dire comment nous avons vécu la situation, elle et moi.



Pourquoi arrêter d’allaiter ?

D’abord, j’en avais envie depuis un moment. J’en parle ici : En route vers le sevrage

Ensuite, j’avais déjà induit une limite de tétées par jour : une le matin, une le midi, une le soir. En toute franchise, je m’y tenais à peine. Par facilité, par fatigue, par tout et n’importe quoi. Du coup, les limites instaurées n’avaient ni queue ni tête, et ne servaient plus de repère.


Qu’est-ce qui m’a fait me décider ?

Un matin, au réveil, j’ai vu sa petite tête sur moi, elle tétait, et ça me dérangeait. Je n’avais aucun plaisir à lui donner du lait. Je m’en suis fait la réflexion, et ça s’est passé comme suit :

« Je voudrais qu’on arrête »

Elle a répondu :"D’accord", a lâché le sein, et n’a plus réclamé de la journée.

Ça a été le point de départ : quand je me suis rendu compte qu’elle ne venait plus chercher, j’ai vu la porte de sortie, et je l’ai prise.



Comment s’est déroulée la dernière tétée ?

Honnêtement, je ne me souviens plus des détails. C’était une tétée. Ce n’était pas prévu qu’on arrête ce jour-là.


A quel moment s’est-elle rendue compte que c’était réellement terminé ?

Le premier soir, je lui ai donné un biberon. Elle l’a accepté volontiers.

La journée d’après s’est relativement bien déroulée, elle pensait peu au sein. Ce n’est qu’au moment du coucher que ça a été vraiment difficile pour elle. Je lui refusais le « tété » et elle ne comprenait pas. Je lui expliquais pourquoi MOI, je n’avais plus envie qu’on continue les tétées. Elle pleurait vraiment beaucoup, c’était un crève-cœur. J’ai vu ma fille malheureuse pendant 3 soirs consécutifs. Après ça, elle a cessé de pleurer, mais réclamait quand même le sein pour dormir.

On a établi un code : dès qu’elle aurait envie de téter, elle pourrait mettre une tétine en bouche, le temps de calmer son envie. De base, elle ne prend pas la tétine, donc il a fallu qu’on aille en acheter à la pharmacie, et elle en était toute contente car c’était « comme ma copine à la MAM ».



Craquage ?

J’ai failli lui dégainer le sein à 3 reprises : en mode chagrin (durant les nuits difficiles dont je parle précédemment), en mode « chuut, tiens prends !», et en mode « habitude » en m’asseyant près d’elle.

Paradoxalement, j’estime que « craquer » peut s’assimiler à répondre aux besoins de mon enfant qui veut boire, ou veut être rassurée, ou autre…