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  • Julie veut bienveiller

Non non et non !



Aujourd’hui, scène de plage : « Non Théa, tu ne peux plus retourner à l’eau, même si tu insistes. Désolée, mais il faut rentrer ».


Depuis quelques jours, douce T. fait des demandes qu’on ne peut satisfaire.

Par exemple, régulièrement, elle veut grimper l’escalier.

C’est adorable car en premier lieu, elle demande en le pointant avec son tout petit doigt mignon. Refus de papa, ou maman, ou les deux.

Alors elle tente d’escalader les marches seule. On l’en empêche, pour son bien.

On a de la « chance », T. ne pleure pas beaucoup. Par contre, elle chouine pas mal, nous faisant bien comprendre sa frustration.

[Notons que j’ai mis le mot « chance » entre parenthèses car je crois que si elle pleure peu, c’est parce qu’on a vraiment bien bossé en amont et qu’on lui montre au quotidien qu’on essaye au mieux de la comprendre]

Parfois, je reste perplexe devant ses râles : T. est mon premier enfant, il en va de ma responsabilité de lui faire comprendre qu’il y a des choses qu’elle a le droit de faire, d’autres qu’elle ne peut pas, tout simplement.

Alors je suis partagée : entre l’envie de rire, envie de la câliner, l’agacement de ses nouveaux bruits dont je n’ai pas l’habitude (et elle non plus !), ou encore l’envie de lui expliquer alors que je sais bien qu’à ce moment précis elle n’a plus du tout envie de m’écouter...


Avec Super Papa, on a décidé de mettre en place une nouvelle façon de fonctionner : on se pose 2 questions pour être sûr de la réponse à lui donner :

-Sa demande la met-elle en danger ?

-Est-ce que ça nous coûte d’agréer à sa demande ?

Cela fait un petit moment qu’elle manifeste l’envie de regarder la télé. Cela ne nous plaît pas, mais on comprend qu’elle soit attirée. Parfois on l’y autorise. Elle a le droit de regarder un clip vidéo (durée moyenne 3minutes) de temps en temps : cela ne nous coûte pas, et elle n’est pas en danger dès lors qu’elle n’en regarde pas plus de 3 la journée (eh oui, pour les petits yeux fragiles des bébés, la télé peut s’avérer être un danger).

Attention, je ne dis pas que si votre enfant regarde la télé vous le mettez en danger ! Rien de tel.

Cet exemple pour vous montrer que l’on a mis en place un système qui pour l’instant fonctionne. Oui, pour l’instant. Car il connaitra bientôt ses limites, en même temps que douce T. grandira...

Mais on s’adaptera, on fera de notre mieux, on bienveillera (oui, c’est inventé, et alors ?) !

On tente également de lui proposer autre chose qui pourrait l’intéresser : jouer à un jeu, lire un livre, faire une balade.


Si vous avez des tuyaux pour gérer les frustrations, partagez-les, je suis preneuse, les lecteurs aussi !


Pour l’instant, dans notre foyer, c’est l’adulte qui dit non. J’attends déjà le jour où ce sera l’enfant qui le fera, se dressera, s’affirmera. J’imagine que ce jour-là, j’éprouverai une si grande fierté que j’en pleurerai de joie. Puis j’en pleurerai tout court...

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